2012 : On va tous crever
Posté par David, le 15 novembre 2009 – 19:20 dans: CinémaCe billet a été publié en édito sur Overblog.
« On va tous crever, on va tous crever,
Y’a la fin du monde qui nous guette et nous on fait la fête ! »
Comme dit le poète (Didier Super), l’avenir n’est pas rose et à force de faire les malins avec nos armes atomiques et nos gaz à effet de serre on va finir par se prendre une bonne vieille fin du monde sur le coin de la figure.
Pourtant, on ne peut pas dire que le cinéma ne nous a pas prévenu. Depuis quelques années on assiste à une recrudescence du film d’apocalypse qui est devenu un genre en soit. Avec 2012 de Roland Emmerich qui sort ce mercredi, on est particulièrement gâté puisqu’il s’agit d’une fin du monde imminente (comme l’indique son titre) à base d’alignement de planètes et de prophétie Maya. Le tout est servi par l’excellent John Cusack (qu’on est en droit de trouver à contre-emploi dans un blockbuster après des films comme Les Aiguilleurs, High Fidelity ou Faux Amis).
Bref, voilà une bonne occasion de se pencher sur le genre et, sans aller jusqu’à en faire une anthologie, on peut s’amuser à dresser le portrait robot d’un film de fin du monde.
© Sony Pictures Releasing France
Alors d’abord, l’apocalypse est américaine. Comme les extra-terrestres parlent anglais, c’est nettement plus pratique. Quelques plans de coupes sur des monuments célèbres suffisent à indiquer que la catastrophe est réellement mondiale.
Une fois l’Amérique engloutie et des milliers de figurants happés par une vague géante, foudroyés par un coup de laser extra-terrestre ou terrassés par d’importants bouleversements climatiques, l’heure est à l’exil. Les survivants trouvent alors refuge dans un « Tiers-Monde » plus ou moins accueillant (au Mexique dans Le Jour d’Après ou en Chine dans 2012).
Ensuite il y a les personnages. Le héros est solitaire et désabusé, il a des problèmes de couple voire un divorce sur le feu et c’est à lui de s’occuper des gosses pile le jour de la fin du monde. A ce petit jeu-là Tom Cruise s’en tire pas mal dans La Guerre des mondes. L’élu s’en sort généralement tout seul, mais quand ça ne va vraiment plus du tout l’humanité est bien obligée de se serrer les coudes : c’est beau !
Enfin, et assez curieusement, les films de fin du monde s’accommodent plutôt bien du happy-end. Le tout est de relativiser : oui tout le monde meurt à la fin mais on sauve un enfant ou un chien et on peut conclure sur un beau plan de grue tandis que le soleil se lève sur un monde probablement meilleur et dans lequel l’amour triomphera toujours.
Vous l’avez compris, l’essentiel est de dédramatiser, voire de conjurer le sort, alors détendez-vous et profitez de ce petit florilège de scènes apocalyptiques…
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Posté le 15 novembre 2009 à 19:29 | Lien permanent
C’est quel bâtiment du patrimoine qu’ils nous abattent cette fois ci
Emmerich arriverait à me désespérer du cinéma ! Car on va tous crever certes mais comme je l’ai entendu il n’y a pas si longtemps « nothing is permanent, not even death »… Ah oui, c’était un envoyé du diable
Posté le 15 novembre 2009 à 19:39 | Lien permanent
Un film catastrophe à clichés c’est un bel euphémisme
Posté le 15 novembre 2009 à 20:07 | Lien permanent
@FredMJG c’était dans le lourdeau Imaginarium du Dr Machin ? Pas encore vu 2012, mais faudra bien y jeter un coup d’oeil pour la forme…
@youyouk indeed
Posté le 15 novembre 2009 à 20:09 | Lien permanent
Le titre est bon, mais la critique mal aimable
Touche pas à mon Gilliam
Posté le 17 novembre 2009 à 19:40 | Lien permanent
Et pourtant on se faisait toute une montagne pour ce film uselesss !
Il existe des films catastrophes avec lesquels on peut frémir sans pour autant pleurer
Posté le 21 novembre 2009 à 18:35 | Lien permanent
Posage de cerveau. C’est tres agreable parfois.