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Micro-critiques avec Twitter : Sherlock Holmes, Brothers, Une exécution ordinaire…

Posté par elvire, le 8 février 2010 – 15:03 dans: Cinéma

Le principe de la micro-critique Vodkaster est de récolter sur Twitter les avis sur les films en salle. La limite des 140 caractères complique un peu l’exercice, mais fait aussi sa richesse : il faut être court, précis voire lapidaire… bref, aller à l’essentiel. Pour être sûr d’être publié ici il suffit d’ajouter le hashtag #microvk

Au programme des avis partagés sur les deux grosses sorties de cette semaine : Sherlock remplit les salles et divise les foules face au nouveau style de Holmes, Natalie Portman fait l’unanimité mais ça pêche un peu pour Tobey, Jake et le scénario de Brothers.

Quant à la prestation de Dussolier dans Une exécution ordinaire, elle est saluée mais une déception globale domine sur le film. Protéger et servir, en un mot, un navet. Lebanon en deux mots, éprouvant mais bien, Planète 51 en trois, c’est drôle !

Sherlock Holmes

  • antoinescuras Holmes : meilleur film de ritchie (pas dur) et mélange des genres génial. Sans julesvernisme merdique, réaliste, palpitant et jouissif
  • vhoen Sherlock Holmes. A priori, il a laissé tomber l’opium pour quelque chose de plus fort. Toujours aussi flegmatique. Bonne adaptation
  • ClairePopineau Séance de minuit au cinéma, divertissement avec Sherlock Holmes, un film d’aventure globalement bien mené dans un Londres brumeux à souhait
  • Boounz Sherlock Holmes dans le genre insipide….. J’étais pas allé voir un one man show.
  • jerovi Vu le Sherlock Holmes de Richie. Pas une grande réussite.
  • JLWatine Vu le film Sherlock Holmes : un peu long et beaucoup d’invraisemblances. Y aller pour les effets spéciaux si on aime cela.
  • Sholmes30 a vu le nouveau Sherlock Holmes hier ! Trop dément ! *encore en extase* =]
  • GeekUnivers Vu Sherlock Holmes hier soir. Mouais, je m’attendais à mieux. La B.A. est trompeuse, toute l’action est dedans..le reste c’est blabla
  • ETCHEGOCHOA Vu Sherlock Holmes superbe film d’action qui garde bien le style British
  • NotFlavien J’ai vu Sherlock Holmes de Guy Ritchie, le film est pas mal mais faut m’expliquer en quoi c’est Sherlock Holmes, ça n’y ressemble pas…
  • vinc17 vu « Sherlock Holmes ». Sans intérêt, trop d’action.
  • RageuxDotInfo Ah, au fait, j’ai vu le Sherlock Holmes de Guy Ritchie…et j’ai vraiment adoré, on attendait pas Sherlock dans ce style
  • Loky5 a vu Sherlock Holmes, un excellent moment si on tolère les anachronismes.
  • babymelaw Je sors de Sherlock Holmes: scénario bancal mais culotte mouillée après avoir vu Robert Downey Jr. Vivement Iron Man 2.
  • ruiavelino Sherlock Holmes: J’en attendais plus. Le couple Law Downey Jr dépote et l’ambiance est bien sympa mais ça traine en longueur…
  • Mogadishow Jude Law porte admirablement bien la moustache et Downey Jr a trop la classe qd il parle français. Sherlock Holmes c’était bien.
  • jokerwoman Ce Sherlock Holmes est bien sympathique, mais ce méchant aurait mérité un peu plus de crédibilité /cf sourcils froncés, coiffure ridicule
  • sarah2f Les jolis plans/effets de Sherlock Holmes ne parviennent pas à masquer l’absence totale de scénar…
  • Tib0o @Odinscand C’est le point un peu « mauvais » du film. Il n’est pas très « fidèle » à Sherlock Holmes (le vrai !) d’après les fans …
  • foxteh Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie n’a pas grand chose à voir avec le personnage pensé par Arthur Conan Doyle. Un poil trop américanisé

Brothers

  • antoinescuras Brothers : le perso de gyllenhaal n’a qu’une valeur scénaristique, et la mise en scène de sheridan n’a aucune ampleur. Déception.
  • huygui Brothers : Entre brillant, poignant et larmoyant. Une vraie tragédie grecque. Portman, quelle grâce (!)
  • blavettejulien Sors de « Brothers ». Beau film, touchant, dur. Tobey est méconnaissable. Natalie & Jake as good as usual.
  • j0k Vu Brothers, film touchant et triste sur les ravages de la guerre sur un marines. Par contre, je suis persuadé de l’avoir déjà vu …
  • maximetoulliou J’ai vu Brothers au cinéma hier soir et je vous le conseille fortement. Et pas uniquement parce qu’il y a Nathalie Portman dedans
  • Flyin_swordsman vu ce soir: brothers, déception. tobey maguire surjoue, le perso de jake gyllenhaal est mou vide & bête, le traitement de la guerre est niais
  • Lunevirtuelle Vu au ciné : Brothers. Les conséquences de la guerre sur un soldat US et sa famille, ou comment être mort tout en étant vivant… *émue*
  • Great_Wenceslas Finalement, ça a été Brothers. Bon film, très bien interprété, sur un sujet plutôt exploitable en court-métrage.
  • gavroche86 Jim Sheridan a perdu le sens commun. Brothers, un film avec des clichés et Tobey Maguire qui roule super bien des yeux

Une exécution ordinaire

  • zelink une exécution ordinaire: un bon petit film, très bien fait sur Staline finissant, la folie du pouvoir, la cruauté…
  • yvzn Une exécution ordinaire – je ne pense pas me souvenir longtemps de ce film
  • nicolinux87 Une exécution ordinaire aurait pu être un film historique puissant. Mais c’est une déception…
  • ophparis  » l’exécution ordinaire » m a fait vivre une experience inédite au cinéma : dormir !
  • CyrilleF Marc Dugain est au top. Son « une exécution ordinaire » est un chef d’œuvre ! Pkoi il n’y a qu’1/3 du livre dans le film #akanlasuite ?
  • frompennylane La transformation de Dussolier en Staline est saisissante

Protéger et servir

  • Dinoche a tenu 10 minutes,montre en main,dans la salle pour « servir et proteger » je suis bon public mais il y a des limites
  • toujoursraison Je reviens de « Protéger et servir ». C’est même pas le navet de l’année. C’est seulement bien raté, quoi.
  • KevinBongart Kad Merad, Clovis Cornillac et un duo de flics français rigolos. Protéger & Servir : tous les atouts d’un véritable navet.
  • invin « Protéger et Servir », comment expliquer que ce film donne envie d’être vu ?

Planète 51

  • osloohara a bien ri devant Planete 51.
  • plantex Planète 51, c’est bien marrant. On a passé un bon moment !
  • oxhouet Film du jour : Planète 51. Les séances pour les films que je voulais voir étaient complètes…
  • 87lorraine Vu planète 51 , Good Film, très drôle
  • elChikito Vient de detruire la station Odeon après avoir vu l’affiche de « Planete 51″ et constaté que ce n’était pas un film sur le pastis.
  • toujoursraison Ah oui, et n’allez SURTOUT pas voir Planète 51. C’est de la merde.

Lebanon

  • 0sarah2f Lebanon m’a donné envie de pleurer bien plus de fois que n’importe quel film sentimentalo-tarte
  • niicoolaas « Lebanon » : bien !
  • geraldine_b « Lebanon » de S. Maoz c’est physiquement éprouvant et loin d’être agréable. mais c’est vraiment bien.
  • elchiquito Lebanon … Film en vase clos, troublant, et inévitablement a ne pas louper
  • thevaloche Lebanon… Pas pour les claustros!
  • ClairePopineau Lebanon de Samuel Maoz, un film sévère sur la guerre. Peut-être à ne pas présenter à tous: inévitable violence physique et morale.
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Oscars 2010 : analyse des nominations

Posté par Simon, le 5 février 2010 – 15:40 dans: Cinéma

Le 7 mars prochain à Los Angeles, se tiendra la prestigieuse cérémonie des Oscars.

Présentée par le duo comique masculin de Pas si Simple, Alec Baldwin et Steve Martin, cette 82ème cérémonie riche en nouveautés promet d’ores et déjà de belles montées d’adrénaline et de tapis rouges. C’est en effet la première fois que 10 films se retrouvent en compétition pour l’oscar du meilleur film (au lieu de 5 habituellement), c’est aussi la première nomination, depuis 1991 et La Belle et la Bête, d’un film d’animation parmi ces meilleurs films : il s’agit bien sûr de Là-haut qui poursuit son envolée. 1991 a aussi marqué la rupture au sein d’un fameux couple hollywoodien, car enfin, et cette première n’est pas banale, deux ex-époux sont nommés dans les catégories meilleur film et meilleur réalisateur.

Un couple explosif

Les ex-époux en question ne sont autre que Kathryn Bigelow et James Cameron. Ces deux stars du « blockbuster d’auteur », qui règnent sur Hollywood depuis les années 80 (elle préservant sa veine auteuriste, lui se perfectionnant dans les succès records) vont donc s’affronter à deux reprises lors de la cérémonie. L’une est encensée par la presse avec Démineurs, l’autre acclamé par le public avec Avatar, tous deux sont en lice pour le meilleur et pour le pire. Espérons que l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences saura désamorcer une situation qui pourrait devenir tendue, car Démineurs et Avatar comptent chacun 9 nominations.

Que celui qui remporte la mise soit James Cameron, déjà grand vainqueur aux Golden Globes le mois dernier ou Kathryn Bigelow, penchons pour un scénario idéal qui verrait un partage équitable des biens, et de belles retrouvailles. Le couple de rivaux n’est cependant pas tranquille face aux autres nommés qui n’en sont pas moins des adversaires de taille.

And the oscar goes to… ?

Le faux pas à éviter le soir du 7 mars au Kodak Theatre sera de confondre un homme sérieux et un homme célibataire (comprendre A Serious man et A Single man). Colin Firth, déjà détenteur de la coupe Volpi à Venise, est notamment opposé à Georges Clooney, et Morgan Freeman. Clint Eastwood est loin d’être « Invictus » cette année, avec seulement deux nominations pour le casting du film. Le trio de In the Air est toujours en vogue après les Golden Globes, sauront-ils davantage séduire l’Académie que la Presse ? Penélope Cruz se revoit nommée pour un oscar après l’essai transformé l’an dernier pour Vicky Cristina Barcelona. Sandra Bullock provoquera-t-elle à nouveau la surprise des Golden Globes ? Quant à Meryl Streep, dont c’est la 16ème nomination, la voilà en course pour un quatrième oscar.

Au rayon films de genre, les crevettes de Neill Blomkamp et les basterds de Tarantino vont-ils se faire remarquer ? (Inglorious Basterds et District 9 sont tous deux nommés pour meilleur film et meilleur scénario).

French Connection

Du côté des français, beaucoup de bonnes nouvelles cette année. A commencer par LA tant attendue nomination d‘Un Prophète de Jacques Audiard pour l’oscar du meilleur film étranger. Mais nous en reparlerons plus bas pour plus de détails. En attendant, voici une liste de nominations qui nous donnerait presque envie de « cocoriquer » :

Enfin, deux court métrages d’animation : French Roast de Fabrice Joubert et Logorama de François Alaux, Hervé de Crecy et Ludovic Houplain.

Final Round

C’est la quatrième fois que le Prophète et le Ruban Blanc se retrouvent face à face. Le Ruban ayant triomphé les deux premières fois, à Cannes (Palme d’or contre le grand prix pour le Prophète), et aux Golden Globes pour le titre du meilleur film étranger, il reste au prophète de grandes chances de briller aux Césars (de façon moins équitable cela dit), avant de décrocher, pourquoi pas, l’Oscar du meilleur film étranger. Depuis Indochine de Régis Wargnier en 1993 et son oscar, une vague d’espoir a accompagné la nomination d’Entre les murs l’an dernier. Mais qu’en sera-t-il ? Le Dernier Combat sera-t-il le bon ?

C’est par ailleurs Luc Besson (en compétition avec The Cove – La Baie de la honte, via Europa Corp)  qui remplace au pied levé Kad et Olivier pour commenter la diffusion de la cérémonie sur Canal + le 7 mars au soir. D’ici là, souvenons-nous de comment Jim Carrey s’amusait à parodier l’institution dans The Mask.

Voilà, en attendant la cérémonie vous pouvez vous aussi imaginer les scénarios possibles pour cette soirée incontournable en vous appuyant sur la liste détaillée des nommés.

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On me voix, on me voix plus !

Posté par Sarah, le 4 février 2010 – 11:05 dans: Cinéma

Quand on dit voix-off, la première idée qui vient à l’esprit c’est le son d’une voix un peu sirupeuse qui raconte l’histoire en plus de l’image. Le spectateur a droit à un « Il était une fois… » en matraquage sonore. Bien sûr, certains genres cinématographiques ne semblent pas pouvoir se passer de cet accessoire. Ainsi dans Out of Africa, Meryl Streep nous raconte par le menu son amour pour l’Afrique avec des jolis mots et un ton nostalgique .

La voix-off est donc finalement reléguée au statut de « sous-titres lus par un acteur ». Pourtant la voix-off c’est avant tout un son hors du cadre, hors de la structure filmique. On confond, souvent à tort, un son hors champ et un son « off ». On définit un son « in » ou « off » en fonction de sa provenance. Si l’action qui provoque le son est ou était repérable à l’image, il est « in », même s’il est hors champ.

La voix-off qui raconte l’histoire

Là, deux possibilités :

  • Un narrateur, quelqu’un qu’on ne connaît pas, qu’on ne connaîtra peut-être jamais, un raconteur. C’est le principe d’un personnage omniscient, un Dieu du récit, qui voit tout et nous raconte tout. Cet exercice est assez risqué et peut être réussi quand la voix a une personnalité, une couleur, un ton, et qu’elle habille (esthétiquement) l’histoire, comme dans Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain
  • Un des personnages principaux, qui va nous conter sa vie, son expérience, ses petits tracas. Ici, la voix-off permet surtout d’éviter la mise en image des pensées… Pour arriver à cet effet, les thèmes du journal intime, de l’écriture de mémoires… sont l’excuse habituelle ; voici un exemple dans Le journal d’un curé de campagne.

Certains réalisateurs ont réussi à proposer une nouvelle approche de ce procédé : le point fort étant de déplacer le narrateur (ou le diseur) pour lui proposer une nouvelle place dans le film. La voix-off est un élément intéressant quand elle devient un personnage à part entière. Ainsi dans Le Plaisir, Max Ophuls réussit à présenter la voix-off comme étant celle de Maupassant : la voix n’est plus une lecture. Et cette idée fait toute la différence : la voix-off prend vie, elle représente un état, une création, un sentiment.

L’intérêt c’est aussi d’apporter autre chose à ce personnage. Par exemple dans Le Fabuleux destin d’Harold Crick où le narrateur se révèle être un personnage écrivant l’histoire d’Harold.

Les exemples de personnages narrateurs sont nombreux. Dans Casino, les narrateurs sont trois, ce qui fait du son une voix-off chorale, avec différents points de vue et différentes approches. Dans Laura ou dans Boulevard du crépuscule, c’est un des personnages qui nous raconte l’histoire a posteriori, pour finalement nous révéler leur identité. Preminger revient d’ailleurs à son personnage en croisant la voix du narrateur à la radio et le personnage dans un lieu présent et « in » (la séquence est ici)

La voix-off devient alors un élément significatif de la narration et donc du film : certaines informations ne nous seraient pas données, ou alors ne seraient pas assez cachées : dans un thriller, une voix-off réussie c’est celle qui fait durer le suspense !

La voix-off pensée

Un son dont on ne voit pas l’endroit d’où il provient, c’est un son qui vient d’un esprit. En clair, la voix-off c’est le meilleur moyen pour penser à voix haute. Dans Les Ailes du désir, l’ange nous fait entendre les pensées des passagers du métro.

Cette utilisation permet de mettre un personnage en avant : ses impressions sont présentées au premier plan. Dans L’Eté meurtrier, l’utilisation de la voix-off rend mêmes les pensées plus directes, la voix possède quelque chose d’instantané et d’intime.

Certains l’ont utilisée avec une touche d’exotisme en proposant que les pensées soient chantées comme dans Beau fixe sur New-York.

La voix-off ovni

Bien sûr cet effet est un peu la voie (ou la voix… ?) de la facilité pour les réalisateurs ! Il est souvent reproché aux cinéastes d’utiliser la voix-off pour éviter de montrer des idées uniquement grâce aux images. Mais dans certains cas, le texte qui accompagne le visuel semble obligatoire.

Dans Les Glaneurs et la glaneuse, Agnès Varda pose sa propre voix sur ses images. Elle devient le guide des spectateurs et pose sur le visuel, un timbre de voix et un rythme.

Chris Marker, cinéaste quelque peu « atypique », propose des aspects différents dans ses voix-off. La Jetée est un film en photo-montage, sans son « in » mais avec une voix-off. L’homme, non identifié (possiblement sans identité) nous raconte l’histoire du personnage principal. Sans ce récit audio, le film n’existerait pas (sûrement parce qu’il serait impossible de le comprendre !) : la voix est un mélange de traduction des mouvements et de compte rendu des sentiments. Elle apporte aussi une tension et un décalage au niveau de l’émotion.


Premier plan de « La Jetée »

De la même manière, certaines voix-off permettent de lier des images et des actions par un thème principal ou un sujet comme dans Bright Star.

Autre exemple : dans cette séquence du Talentueux Mister Ripley, le son « in » devient off, la continuité du discours est gardée, mais l’image ne montre pas tout.

La voix-off qui n’a rien à voir

Ici, on parle du son off qui n’a aucun lien avec le reste du film… et pourtant s’il est là c’est qu’il a une raison. Toutes ces voix viennent appuyer l’image mais sans passer par le discours d’un personnage potentiel : c’est la voix du réalisateur qui introduit un sujet (Le Procès, Orson Welles), une voix inconnue pour donner la distribution d’un film ( Le Mépris, Jean-Luc Godard), une voix enregistrée ( Synecdoque New-York,  Charlie Kaufman), le souvenir d’une voix (Voyage sans retour, John Farrow), une voix quasi publicitaire ( Qui êtes-vous Polly Maggoo ? William Klein).


« Qui êtes-vous Polly Maggoo ? »

Un dernier exemple un peu à part

A bout de souffle est un film majoritairement post-synchronisé. Bien sûr, on peut identifier la provenance des sons et des voix. Sauf que cette théorie fonctionne quand le personnage et le son sont dans un même plan. Explication : Belmondo parle, en hors champ, la voiture avance, la séquence continue. Belmondo continue de parler, mais les plans s’enchaînent. La continuité visuelle est rompue, mais la continuité sonore reste… La voix de Belmondo est bien en off, et non pas hors champ.

Ce que réussit à faire Godard, c’est l’exemple même d’une voix-off dans un espace sonore qui se suffit à lui-même. Quand la voix accède enfin à un statut aussi important que celui de l’image, alors le visuel et le sonore s’équilibrent dans un même ensemble.

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[Exclu] Classement Wikio cinéma du mois de février 2010

Posté par David, le 2 février 2010 – 16:10 dans: Web

Comme chaque mois Wikio publie un top des blogs cinéma. Le classement est établi à partir des liens pointant vers les différents blogs. On note ce mois-ci l’arrivée en tête de l’ami Rob Gordon qui, rappelons-le, avait remporté le premier TAMS. Une fois de plus, ce classement qui n’est pas à prendre trop au sérieux est surtout l’occasion éventuelle de découvrir de nouveaux blogs à lire.

Quoi qu’il en soit, le top 20 est ici en exclu avant sa publication dans quelques jours sur wikio :

  1. Rob Gordon a toujours raison
  2. Sur la route du cinema
  3. Lyricis Interactive
  4. IN THE MOOD FOR CINEMA
  5. FilmGeek
  6. Le blog de Dasola
  7. Cinefeed
  8. FredMJG blogue and bulle
  9. Le journal cinéma du Dr Orlof
  10. Nightswimming
  11. CinéBlogywood
  12. Vodkaster Le Blog
  13. Into the screen
  14. Cinematique
  15. Tadah ! Blog
  16. Une dernière séance ?
  17. Filmosphère
  18. Laterna Magica
  19. I’ll be blog
  20. FOCUS ON ANIMATION
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Micro-critiques avec Twitter : In the air, Le Refuge, La Princesse et la grenouille…

Posté par Benoit, le 2 février 2010 – 12:25 dans: Cinéma

Le principe de la micro-critique Vodkaster est de récolter sur Twitter les avis sur les films en salle. La limite des 140 caractères complique un peu l’exercice, mais fait aussi sa richesse : il faut être court, précis voire lapidaire… bref, aller à l’essentiel. Pour être sûr d’être publié ici il suffit d’ajouter le hashtag #microvk

Cette semaine, on vole et on plonge ! Même si « Gainsbourg, vie héroïque » continue une percée, c’est « In the air » qui remporte le prix de comédie grinçante, satirique, romantique et efficace. « Le Refuge » s’annonce comme le film sérieux et triste de la semaine (avec quelques incompréhensions pour certains). Disney a tenté de convaincre avec de la 2D dans « La Princesse et la grenouille » : les générations « dessins animés » sont ravies, mais le film est… trop long ?

Sinon les poissons de Jacques Perrin dans « Océans » sont beaux et « Mother » s’inscrit comme un thriller émouvant. Petite nouveauté pour cette semaine : une seule utilisatrice pour les critiques du « Baltringue » … mais c’est tellement drôle.

In the air

  • vhoen In the air. L’histoire d’un « gentil salaud » qui aurait pu faire deux fois l’aller retour terre / lune. Superbe traduction du titre.
  • huygui In The Air Une bonne comédie amère sur le monde de l’entreprise. Profondément humain after all
  • liimess Jason Reitman, cinéaste réac ? C’est du moins ce que l’on peut croire avec In the Air, comédie noire moralisatrice…
  • HajarKsikes UpInTheAir, Reitman signe encore une éloge de l’anti-conformisme, mention spéciale pour Anna Kendrick. Belle surprise!
  • HoussineB Up In the Air, un Feel-not-so-good-movie. Reitman évite le Juno micro-ondé, sans rien perdre de son cynisme.
  • zvezdo a trouvé « In The Air » totalement inintéressant et se sent parfois un martien quand il voit un film états-unien
  • luluninette Vendredi dernier = « In the Air » était une satire sentimentalo-sociale intéressante.
  • vikler Up in the air de J. Reitman. Ça met du tps à décoller (ouaf), à déconseiller aux personnes souffrant de solitude, et finalement touchant…
  • Randomly_Peach Bon, ben je le dis à haute voix ‘Up in the air’, c’est tout pourri.
  • Randomly_Peach Up in the air, c’est nuuuuuul
  • Randomly_Peach Up in the air, j’ai trouvé ça chiaaaaaaant
  • zigzagtouch « In the air » de Jason Reitman,,C’est consternant et je ne suis pas le seul à le penser
  • delgoff Je viens de voir une pub d’1h45 pour American Airlines, Hilton et Hertz.

Le Refuge

  • vikler Le refuge d’Ozon. Deux trois solitudes. Par la grâce d’Isabelle Carré. Et lui. Oui, Louis. Lumineux
  • alphabeta4 Dis donc M.Ozon qu’est-ce que t’as voulu dire avec ton film Le Refuge ?
  • bladsurb « Le Refuge » : un guitariste toxico, un pianiste homo, une femme enceinte, de la vie qui passe. Du bon Ozon, avec des sentiments et du sable.
  • MoritZarthur Aïe Le refuge, aïe Isabelle Carré, aïe Ozon Vais me consoler avec La Princesse et la grenouille.

La Princesse et la grenouille

  • ttwww le dernier Walt Disney, La Princesse et la Grenouille, n’est pas top, retour des longues séquences chantées… pas trop aimé
  • iLaeti a adoré « La Princesse et la grenouille » malgré l’avis très défavorable de Télérama
  • ManonHlt Grand kiff le dernier Disney « La Princesse & La Grenouille » ce soir! A ri, eu peur & presque pleuré.. Et n’a même pas honte

Mother

  • jokerwoman J’insiste, mais il faut absolument voir ce sublime film « Mother », de Bong Joon-Ho
  • celinechartier Le film « Mother » de Bong Joon-ho est parfait, je vous le recommande vivement
  • zigzagtouch « Mother » de Bong Joon-Ho,le thriller c’est pas mon truc mais là je dois dire c’est la classe,le cinéaste maitrise brillamment son sujet

Océans

  • Alleyesonyou Océans de Jacques Perrin: un majestueux ballet aquatique et un beau plaidoyer pour la protection des animaux et de l’environnement; à voir!
  • fangfangCat Océans : )un bon film,je vous conseille d’aller voir au cinéma
  • Matth_C Oceans (le film) est splendide mais je crains que Perrin ne soit un rien maniaque du détail et obsessionnel
  • christianlaigle A plonger dans Océans superbe film !

Le Baltringue

Peu de critique cette semaine sur le film de Lagaf’, mais on ne peut pas passer à côté du live-tweet d’une spectatrice courageuse et qui ne manque pas d’humour ! Et en bonus un autre live tweet plus laconique, mais en images :

  • Klaims Les 20 premières minutes du film empilent tellement de clichés qu’on pourrait remplir les archives de la BNF.
  • Klaims Ah, ça y est, y’en a un qui a craqué et qui quitte la salle devant un tel déchaînement de violence.
  • Klaims Le méchant est russe mais il n’a un accent qu’une scène sur deux.
  • Klaims Je ne pensais pas que c’était humainement possible mais ils ont réussi à repomper les personnages de taxi et à les rendre PIRES ! (ndlr : PIRES que Gerard PIRES donc…)
  • Klaims Ah ouais, le type derrière nous rigole pour de vrai. Moi je pleure des larmes de sang.
  • Klaims Le jeu d’acteur de Lagaf’ est d’une justesse et d’une finesse incomparable (parce que je ne trouve rien d’aussi mauvais pour comparer)
  • Klaims Ok, j’ai donc l’impression qu’on m’a planté une paille dans le cerveau et que quelqu’un souffle dedans pour faire des bulles.
  • Klaims Et pour clore ce livetwitt édifiant, je ne dirai qu’une chose : compote de cul.
  • AlexHervaud SOUFFRANCE http://twitpic.com/1075lw
  • AlexHervaud ENFIN ! http://twitpic.com/107d0b
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[Concours] Gagnez 10×2 places pour Une exécution ordinaire

Posté par David, le 30 janvier 2010 – 14:37 dans: Cinéma

Une exécution ordinaire, de Marc Dugain est l’adaptation de la première partie de son propre roman éponyme. Avec Marina Hands et Edouard Baer, le film met en scène André Dussolier dans le rôle de Staline à la fin de sa vie.

C’est l’histoire d’Anna, médecin urologue et magnétiseuse, appelée auprès d’un Staline mourant et prise dans une relation à la fois amicale et perverse. Mais le mieux c’est de regarder la bande-annonce.

Pour gagner des places, nous vous proposons de rebondir sur la surprenante interprétation de Dussolier avec un petit jeu. Proposez un acteur ou une actrice idéal(e) pour jouer le rôle d’une personnalité de votre choix. Ça peut être n’importe qui, un personnage historique, un chanteur, une sportive… le tout c’est que l’interprète choisi soit parfait pour le rôle.

En bonus vous pouvez également nous indiquer le lien d’une photo sur laquelle la ressemblance est frappante et nous pourrons (avec un petit coup de photoshop) publier ensuite les choix les plus originaux.

[Concours terminé]

A vous de jouer, faites nous rêver ! Vous avez jusqu’au mercredi 3 février 14h (jour de la sortie du film), les gagnants seront tirés au sort parmi les meilleures propositions.

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Destination Travelling

Posté par Mathilde, le 27 janvier 2010 – 17:33 dans: Cinéma

Aprés le split-screen de Camille et le plan-séquence de Charles, cette semaine nouveau détour du côté de la technique cinématographique avec le travelling. Si nous savons en reconnaître la beauté et en admirer l’utilisation lorsqu’elle est réussie, il n’est pas toujours évident d’en discerner ses différentes utilisations. Ce petit article à pour objectif de vous apporter quelques informations sur le sujet et d’aiguiser votre œil de cinéphile.

Qu’est ce que c’est ?

Un travelling est une technique cinématographique qui consiste à déplacer la caméra au cours d’une prise de vue. Ce mouvement peut s’effectuer par l’utilisation de rails sur lesquels un chariot (dolly) glisse, sur une grue ou encore avec une caméra sur l’épaule. Il est souvent associé et confondu avec le plan-séquence. Avant d’en arriver aux choses sérieuses, un aperçu en images de comment un travelling naît.

Quand est-il apparu ?

Il est difficile de situer précisément à quand remonte la première apparition du travelling dans l’histoire du cinéma. Sont cités comme prémices de cette technique, un film tourné à Venise par un opérateur des Frères Lumières sur une gondole en mouvement, Napoléon d’Abel Gance où des plans semblent effectués à l’aide d’un chariot, Cabiria de Giovanni Pastrone.

Quelles en sont les différentes utilisations ?

Il existe plusieurs types de travelling. Le choix de telle ou telle utilisation dépend de l’effet que le réalisateur souhaite produire sur le spectateur et sur le rythme du film.

+ Le Travelling Latéral

Il est généralement utilisé pour suivre un personnage qui marche ou qui court et ainsi rendre la scène dynamique tout en encourageant le spectateur à s’identifier au protagoniste. Cela est visible dans cette scène de Mauvais Sang où son emploi, associé à la chanson de Bowie et au jeu proche de la chorégraphie de Denis Lavant, génère une dimension poétique assez marquée. Il permet de dynamiser une scène et d’inviter le spectateur à adopter le rythme du protagoniste comme dans cet extrait de Beijing Bicycle. Le travelling de la scène d’ouverture du Lauréat où la caméra est placée au même niveau que le personnage sur un tapis roulant permet au spectateur de le reconnaître en tant que protagoniste de l’histoire à suivre. Le travelling latéral est ainsi souvent utilisé pour présenter les personnages principaux de l’intrigue comme dans Berlin-Express, Confessions d’un homme dangereux et Le Verdict.

+ Le Travelling Avant

Comme le travelling latéral, Il est employé la plupart du temps pour suivre le mouvement des personnages mais le point de vue adopté est différent et ne nécessite pas de rails. Il génère lui aussi une impression de dynamisme et de promiscuité avec le héros. Quelques exemples,le début Millenium Mambo qui associe à la musique et au ralenti donne une impression de temps suspendu et cet extrait de Full Metal Jacket.

+ Le Travelling Arrière

Comme les deux précédents, il est fréquemment lié aux actions des personnages principaux et a pour caractéristique de mettre en évidence leurs visages. Ce n’est plus le spectateur qui marche sur les pas du personnage comme avec le travelling avant mais le personnage qui va vers le spectateur. On le retrouve dans des scènes de conversations comme dans cette scène de Bizness ou de Frenzy. Il permet de bien voir le corps et l’expression des personnages lors de leurs déplacements. Cette particularité est visible dans la scène finale de Down by Law et Subway. Il peut aussi servir à prendre des distances avec le héros comme dans Les Harmonies Werckmeister et ainsi signifier un éloignement, un départ tel dans L’énigme du Chicago Express où la caméra est sur un train en marche. Le travelling associé à la présence de moyens de transport renvoie à la notion de déplacement (voir cette scène de Japon).

+ Les Travellings Haut et Bas

Comme leur nom l’indique, ils permettent de modifier la distance horizontale avec l’objet filmé. Rue sans issue débute par un mouvement du haut vers le bas qui nous donne une vue d’ensemble puis plus restreinte de l’espace. La séquence d’ouverture de Funny Games emploie un travelling aérien où la plongée permet de suivre le parcours de la voiture qui nous apparaît comme minuscule et sous entend déjà la menace qui pèsera plus tard sur les personnages.

+ Le Travelling Circulaire

On trouve ce type de travelling dans des scènes de danse (Ouvre les yeux d’Alejandro Amenabar) pour accentuer l’idée de mouvement, ou encore des les scènes romantiques comme celle du baiser de Vertigo reprit par De Palma dans Body Double où la caméra opère un 180°. Pour réaliser ces deux scènes, le décor a d’abord été filmé à 180° en panoramique puis les acteurs se sont ensuite placés sur un socle tournant devant les images.

+ Le Travelling Compensé

(aussi nommé, transtrav/zoom compensé/ Effet Vertigo/ Zoom d’Hitchcock)

Il s’agit d’associer un zoom avant à un travelling arrière ou un zoom arrière à un travelling avant. Cet effet est associé à Alfred Hitchcock dont il serait l’inventeur. En effet, on le retrouve dans Vertigo à plusieurs reprises (scène du clocher, scène du vertige). Le résultat est une impression déstabilisante qui évoque le sentiment de vertige du personnage et traduit visuellement son malaise. Ces plans permettent alors au spectateur d’accéder à son point de vue. On le retrouve dans des films récents, Reservoir Dogs, La Haine. Il peut aussi servir à retranscrire la vision de personnages ayant bu ou pris des drogues.

+ Le Steadycam

Il est souvent utilisé pour rendre le travelling fluide et éviter l’utilisation de rails. Son utilisation dans Shining est une des premières du cinéma. Elle est employée dans de nombreux films dont The Hit et Buena Vista Social Club ou encore Boys and Girls.

Je garde le meilleur pour la fin et pour les plus courageux, à savoir ce long plan séquence tiré de Kill Bill qui regroupe nombre des types de travelling cités précédemment mais surtout le so famous travelling de Kapo qui a marqué la vie de tout étudiant de cinéma qui se respecte (si, si) et qui a fait couler beaucoup d’encre dont l’article de Jacques Rivette « De l’abjection », la phrase Luc Moullet  » La morale est une affaire de travelling », reprise par Godard « Le travelling est une affaire de morale », et l’article de Serge Daney.

Et pour en savoir plus, un peu lecture complémentaire sur ce fameux travelling :

Pour voir plus d’extraits comportant des travellings, la playlist entièrement consacrée au sujet !

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Micro-critiques avec Twitter : Gainsbourg, A Serious man, Complices, Les Barons…

Posté par Mounia, le 25 janvier 2010 – 14:58 dans: Cinéma

Le principe de la micro-critique Vodkaster est de récolter sur Twitter les avis sur les films en salle. La limite des 140 caractères complique un peu l’exercice, mais fait aussi sa richesse : il faut être court, précis voire lapidaire… bref, aller à l’essentiel. Pour être sûr d’être publié ici il suffit d’ajouter le hashtag #microvk

Serge Gainsbourg, vie héroïque

  • lecaptainnemo Gainsbourg et Sfar. C’était grandiose. Pour un premier film, je dis bravo. Excellent.
  • noooooooooooon Gainsbourg : très intéressant ! Mouglalis et Gordon y sont très bien. Casta et Forrestier sont à chier. Elmosnino est parfait.
  • alphoenix Doux rêve que ce Serge Gainsbourg. Des caricatures bien amenés, un artiste bien raconté, un malaise bien exprimé. De belles femmes.
  • Alleyesonyou Gainsbourg: Elmosnino est très bon + l’ambiance « fumée » (où est la censure?) mais le film est assez décevant, long, difficile à suivre.
  • withoutmyhat Vu Gainsbourg au ciné. Beau film. Jsais pas trop quoi en penser, mais beau film. Et Casta est à tomber à la renverse.
  • xavierboubert Bien sympa le film sur Gainsbourg ! Un beau conte sur sa vie.
  • louisandre Gainsbourg,vie Héroïque : un film particulier, très poétique et envoutant. Un coup de coeur.
  • Le_Mushu Tres tres bon le film Gainsbourg, une excellente photo et un acteur hallucinant. Une belle surprise, grâce à son coté fictif notamment.
  • Charles331 Bilan: envie de boire un whiskey et de fumer un paquet de Gitanes.
  • foxycloty j’ai bcp aimé, surtout le coté fantasque du gainsbourg-gainsbarre , juste un regret de l’absence de la relation avec Charlotte!
  • AnneSo Sors de Gainsbourg avec l’envie de tout decouvrir de son œuvre, que je connais si mal…
  • amandecherie Gainsbourg : poetique, esthetique, touchant. Philippe Katerine priceless en Boris Vian!
  • floydaddict Gainsbourg, mieux qu’un film un conte ; fantastique et halluciné
  • dddaavviiddd Magnifique « Gainsbourg ». Mimétisme hallucinant pour Serge et Bardot, belles images, belles musiques, montage parfait. Un must-see !

A Serious man

  • HajarKsikes ASeriousMan,une fable tragi-comique sur le Bien Vs le Mal,la religion Vs la rationalité, sans moralité aucune bien sur!
  • antoinescuras Magnifique A Serious Man… Sublime fable métaphysique. Cruel, noir, entêtant.
  • blogcinema a vu A serious Man des frères Coen hier soir : sympa sans plus, malgré qq trouvailles plutôt droles. Pr les vrais fans de Coen avt tout
  • injektileur un peu aimé, mais franchement pas du grand ciné de la part des frères Coen

Complices

  • leloupmarseille On voulait voir Avatar mais après une longue file d’attente, restait plus que le 1er rang. Alors on a vu Complices. Tragique et élégant…
  • crazyman Excellent drame, Cyril Descours toujours aussi bon !
  • injektileur bons acteurs (E. Devos et G. Melki <3 ) mais une fin encore une fois bien décevante ( oui je suis très difficile

Les Barons

  • FUNCULTUREPOP Si tu ne vas pas voir Les Barons au cinéma cette semaine, tu as raté ta vie !
  • TetAnkadio « Les Barons », film belge génial, bon scénario, drôle, aborde un problème de société de manière superbe, film à voir en clair.
  • Babeleer le ciné belge francophone sauvé par les barons
  • spider_max à voir « les barons »,film belge très sympathique avec une Amelle Chabi tout simplement convaincante…. HASTA LA VISTA,BABY!!!
  • sarah2f ça a l’air d’une comédie légère, en fait c’est juste une comédie
  • Niadkaster tellement juste… j’ai hurlé de rire et j’ai pleuré comme une madeleine… tout est vrai dans ce film
  • tidamz du cinéma belge bien comme on l’aime !
  • laternamagica Mouais. 1h50 c’est beucoup trop… Trop de blagues nazes aussi

Où sont passés les Morgan ?

  • cinefou Petit ciné hier « mais ou sont passes les Morgan  » une heure quarante de franche rigolade ! A aller voir pour un bon moment de ciné
  • Hfartiste Je suis aller voir « ou sont passés les Morgan? »,vraiment bien et aussi très drôle!
  • R_Pskyrock a été voir « Ou sont passés les Morgan? » et s’est bien marré :p

Le Livre d’Eli

  • nivrae Film bien, il est a voir, y a de beaux combats, de beaux effets, un bonne histoire, une surprise
  • _Sawyer17_ Assez moyen tout de même. Je trouve que le rythme est assez décousu, et Denzel Washington trop invincible…
  • afrostyle A vu Le Livre d’Eli ou d’Ali ou de Jesus ou de Jacob, donc vous l’avez compris un film basé sur les bienfaits et les dérives des religions

City Island

  • vernis Jai vu City Island parce que A Serious man était complet, et c’est pas dégueulasse, loin de là, on rigole beaucoup et pour de bonnes raisons
  • Flyin_swordsman vu « city island »: super! très bonne surprise. Petit film léger sans prétention, & à la americain beauty dans le fond 1peu(mais pas la forme)
  • vinc17 Ciné: vu City Island (bon scénario, réalisation plate) et The Book of Eli (superbe: scénario, photo, réalisation, avec un plan-séquence).
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Césars 2010 : les nominations

Posté par Mounia, le 22 janvier 2010 – 14:48 dans: Cinéma

A l’annonce des nominations aux Césars ce matin, un constat s’est imposé tout de suite : un match très tendu va se jouer entre Un Prophète, Welcome et A l’Origine. Auréolé respectivement de 13, 10 et 11 nominations, bien malin sera celui qui saura deviner le palmarès ! Gageons que la nomination de Joey Starr pour son rôle dans Le Bal des actrices saura provoquer son lot de sarcasmes.

Une sélection tout ce qu’il y a de gentiment conventionnel donc, qui méprise quelque peu comme à son habitude les gros succès du box-office qu’ont été OSS 117 : Rio ne répond plus, LOL (Laughing out loud) et Le Petit Nicolas, paradoxe qui rend d’autant plus croustillante la nomination d’Avatar dans la catégorie meilleur film étranger. Ceci dit, les professionnels du cinéma n’ont pas nécessairement le même avis que le public. Mais c’est un autre débat dont nous avons pu apprécier les enjeux à travers la polémique de Bienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon…

 

Meilleur film :

  • A L’ORIGINE de Xavier Giannoli
  • LE CONCERT de Radu Mihaileanu
  • LES HERBES FOLLES de Alain Resnais
  • LA JOURNEE DE LA JUPE de Jean-Paul Lilienfeld
  • RAPT de Lucas Belvaux
  • UN PROPHETE de Jacques Audiard
  • WELCOME de Philippe Lioret

Meilleur réalisateur :

  • Jacques Audiard pour UN PROPHETE
  • Lucas Belvaux pour RAPT
  • Xavier Giannoli pour A L’ORIGINE
  • Philippe Lioret pour WELCOME
  • Radu Mihaileanu pour LE CONCERT

Meilleur acteur :

  • Yvan Attal pour RAPT
  • François Cluzet pour A L’ORIGINE
  • François Cluzet pour LE DERNIER POUR LA ROUTE
  • Vincent Lindon pour WELCOME
  • Tahar Rahim pour UN PROPHETE

Meilleure actrice :

  • Isabelle Adjani pour LA JOURNEE DE LA JUPE
  • Dominique Blanc pour L’AUTRE
  • Sandrine Kiberlain pour MADEMOISELLE CHAMBON
  • Kristin Scott Thomas pour PARTIR
  • Audrey Tautou pour COCO AVANT CHANEL

Meilleur acteur dans un second rôle :

  • Jean-Hugues Anglade pour PERSECUTION
  • Niels Arestrup pour UN PROPHETE
  • Joey Starr pour LE BAL DES ACTRICES
  • Benoît Poelvoorde pour COCO AVANT CHANEL
  • Michel Vuillermoz pour LE DERNIER POUR LA ROUTE

Meilleure actrice dans un second rôle :

  • Aure Atika pour MADEMOISELLE CHAMBON
  • Anne Consigny pour RAPT
  • Audrey Dana pour WELCOME
  • Emmanuelle Devos pour A L’ORIGINE
  • Noémie Lvovsky pour LES BEAUX GOSSES

Meilleur espoir masculin :

  • Firat Ayverdi dans WELCOME
  • Adel Bencherifl dans UN PROPHETE
  • Vincent Lacoste dans LES BEAUX GOSSES
  • Tahar Rahim dans UN PROPHETE
  • Vincent Rottiers dans JE SUIS HEUREUX QUE MA MERE SOIT VIVANTE

Meilleur espoir féminin :

  • Pauline Etienne dans QU’UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT
  • Florence Loiret-Caille dans JE L’AIMAIS
  • Soko dans A L’ORIGINE
  • Christa Theret dans LOL (Laughing Out Loud)
  • Mélanie Thierry dans LE DERNIER POUR LA ROUTE

Meilleur premier film :

  • LES BEAUX GOSSES de Riad Sattouf
  • LE DERNIER POUR LA ROUTE de Philippe Godeau
  • ESPION(S) de Nicolas Saada
  • LA PREMIERE ETOILE de Lucien Jean-Baptiste
  • QU’UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT de Léa Fehner

Meilleur scénario original :

  • Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit pour UN PROPHETE
  • Xavier Giannoli pour A L’ORIGINE
  • Jean-Paul Lilienfeld pour LA JOURNEE DE LA JUPE
  • Philippe Lioret, Emmanuel Courcol et Olivier Adam pour WELCOME
  • Radu Mihaileanu et Alain-Michel Blanc pour LE CONCERT

Meilleure adaptation :

  • Stéphane Brizé et Florence Vignon pour MADEMOISELLE CHAMBON
  • Anne Fontaine et Camille Fontaine pour COCO AVANT CHANEL
  • Philippe Godeau et Agnès de Sacy pour LE DERNIER POUR LA ROUTE
  • Laurent Tirard et Grégoire Vigneron pour LE PETIT NICOLAS
  • Alex Réval et Laurent Herbiet pour LES HERBES FOLLES

Meilleure musique :

  • Armand Amar pour LE CONCERT
  • Alex Beaupain pour NON MA FILLE, TU N’IRAS PAS DANSER
  • Alexandre Desplat pour UN PROPHETE
  • Cliff Martinez pour A L’ORIGINE
  • Nicola Piovanni pour WELCOME

Meilleur son :

  • LE CONCERT
  • WELCOME
  • A L’ORIGINE
  • UN PROPHETE
  • MICMACS A TIRE-LARIGOT

Meilleurs Décors :

  • UN PROPHETE
  • MICMACS A TIRE-LARIGOT
  • OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS
  • A L’ORIGINE
  • COCO AVANT CHANEL

Meilleurs costumes :

  • COCO CHANEL & IGOR STRAVINSKY
  • OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS
  • MICMACS A TIRE-LARIGOT
  • COCO AVANT CHANEL
  • UN PROPHETE

Meilleure photo :

  • COCO AVANT CHANEL
  • WELCOME
  • UN PROPHETE
  • LES HERBES FOLELS
  • A L’ORIGINE

Meilleur montage :

  • A L’ORIGINE
  • LES HERBES FOLLES
  • WELCOME
  • LE CONCERT
  • UN PROPHETE

Meilleur film étranger :

  • AVATAR de James Cameron
  • GRAN TORINO de Clint Eastwood
  • HARVEY MILK de Gus Van Sant
  • J’AI TUE MA MERE de Xavier Dolan
  • PANIQUE AU VILLAGE de Stéphane Aubier et Vincent Patar
  • LE RUBAN BLANC de Michael Haneke
  • SLUMDOG MILLIONAIRE de Danny Boyle

Meilleur film documentaire :

  • L’ENFER DE HENRI-GEORGES CLOZET de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
  • LA DANSE, LE BALLET DE L’OPERA DE PARIS de Frédérick Wiseman
  • HIMALAYA, LE CHEMIN DU CIEL de Marianne Chaud
  • HOME de Yann-Arthus Bertrand
  • NE ME LIBEREZ PAS JE M’EN CHARGE de Fabienne Godet

Meilleur court métrage :

  • C’EST GRATUIT POUR LES FILLES de Claire Burger et Marie Anachoukeli
  • DONDE ESTA KIM BASINGER ? de Edouard Deluc
  • LA RAISON DE L’AUTRE de Foued Mansour
  • SEANCE FAMILIALE de Cheng-Chui Kuo
  • LES WILLIAMS de Alban Mench

La cérémonie, présentée par Valérie Lemercier et Gad Elmaleh aura lieu le 27 février et Sigourney Weaver remettra un César d’honneur à Harrisson Ford.

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Split-Screen, petits fragments (et purée de pois)

Posté par Camille, le 20 janvier 2010 – 14:40 dans: Cinéma

Bon. Alors. Par où commencer…?!
Dans un premier temps : sachez que j’ai largement pris comme preuve la technique du split-screen lors de la rédaction de mon mémoire, je m’excuse donc d’avance pour toute notion qui semblerait hors de propos dans ce petit texte (mais que je ne pourrai sûrement pas m’empêcher de caser)… Je me rends compte maintenant, alors que je rédige cet article pour le blog de Vodkaster, que ma recherche était vraiment très cadrée et spécifique et que finalement l’effet split-screen au cinéma… ben comment dire… je suis pas super calée en la matière… mais je vais quand même faire de mon mieux pour : 1. ne pas trop vous ennuyer, 2. ne pas dire trop de conneries, 3. ne pas faire la fille hautaine qui laisse de côté les extraits pas intéressants cinématographiquement…

Commençons donc par une petite définition simple et efficace :
Le split-screen est une technique, ou un effet, cinématographique, consistant à diviser l’écran en plusieurs parties. Chacune de ces parties présente des images différentes permettant de montrer des espaces distincts ou des points de vues variés, dans un même temps.

Les faits : La technique du split-screen est de plus en plus courante au cinéma (j’aborderai le pourquoi de son abondance dans les films des années 2000 un peu plus bas) mais  est en fait utilisée depuis les années trente, Un jour aux courses (1935) Dead man walking (1947)… C’est en 1968 que l’on voit l’effet se généraliser sur les écrans de cinéma notamment dans L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewison et L’étrangleur de Boston de Richard Fleischer, puis dans les films de Brian De Palma qui n’hésite pas à employer le procédé dans une petite dizaine de ses films (Dionysus in ‘69, Sisters, Carrie, Blow out, Snake Eyes…)

Pour autant l’utilisation du split-screen ne se fait pas toujours dans un même but ni sur un même niveau de pertinence (mrd mon côté hautain qui débarque).

EXEMPLES :

1. Le côté pratique : Le split-screen peut avant tout servir comme effet spécial. Le film de 1961, The parent trap, utilise le procédé pour faire apparaître la petite actrice deux fois dans un même plan. En effet, Hayley joue un double rôle : celui des jumelles Susan et Sharon. Les plans sont donc soit réalisés avec une doublure (de dos) soit filmés deux fois (elle joue d’un côté et de l’autre) : les images sont coupées et juxtaposées au montage. Voir l’effet ici.

2. Le côté utile et facile :  il n’y a pas plus efficace que le split-screen pour une conversation téléphonique au cinéma. La technique est utilisée pour voir simultanément chaque personnage d’un bout à l’autre du combiné. C’est sûrement l’excuse la plus facile pour voir apparaître un petit split-screen à l’écran (et pour éviter un lourd champ/contre-champ, ou épargner à l’acteur de parler tout seul comme un con au téléphone…)  Ici une jolie scène de conversation téléphonique à quatre écouteurs dans Mean girls.

3. Le côté décoratif et rythmique : Le split-screen ça peut aussi faire très joli et puis donner du rythme et faire sourire. Cédric Klapisch s’en sert dans cette scène de fin de l’Auberge Espagnole (oui, d’accord c’est aussi pour montrer qu’on est tous différents mais qu’on a aussi tous un point commun et qu’on fait partie d’un grand ensemble et tout et tout, mais bon…)

4. Le côté esthétique : Alors là c’est plus délicat. Je veux parler d’un split-screen non pas créé au montage mais dans la mise en scène même. C’est à dire en quelques sortes un faux split-screen. L’image est coupée en deux parties  (ou trois ou quatre…) grâce à un jeu de miroir ou d’écrans à l’intérieur de l’écran (voir le dénouement de Tetro de Francis Ford Coppola). Vous verrez ce que je veux dire si vous allez voir cet extrait là de The Addiction de Abel Ferrara (attention il faut patienter un peu pour voir).

5. Le côté efficace : pour l’efficacité, c’est Brian De Palma qui est passé maître dans l’art. Son utilisation du split-screen pour créer du suspense est à faire pâlir d’envie Jack Bauer (24), comme par exemple dans cette scène de Sisters

6. Le côté métaphorique et outil pop : Le générique de L’Affaire Thomas Crown est un exemple flagrant du split-screen comme métaphore des personnages. Chacun des héros est fragmenté comme pour montrer combien, en ce début de film, ils sont enfermés dans leur carcan quotidien et psychologique. Notons que c’est aussi un générique hyper pop, l’époque Andy warholienne est à son apogée.

7. Le côté psychique : … ou le split-screen comme support de projection mentale ou comment traduire l’état mental d’un ou de plusieurs personnages par les images. Les exemples flagrants: Carrie de Brian de Palma, et Requiem for a Dream de Darren Aronofsky, dont les extraits sont ici et ici

8. Le côté unité spatiale ou le split-screen comme technique anti hors-champ : Eh bien oui. Unité spatiale. Cela vous surprend ? Et pourtant le split-screen à la capacité d’unir tout en séparant (c’est pas beau ça ?). L’écran est certes divisé en plusieurs parties mais il a également le pouvoir d’unir deux espaces complètement différents. Le split-screen c’est en quelque sorte l’anti hors-champ.
Évidemment tous les exemples cités ci-dessus rentrent dans cette catégorie, mais plus encore, certains films se construisent autour de cette unique propriété. Hans Canosa dans, Conversation(s) avec une femme, utilise le split-screen avec l’idée de réellement faire vivre deux personnages sur un écran, sans que l’un ait besoin de s’effacer au profit de l’autre. Le hors champ n’existe plus. Il est banni pour mieux donner vie à deux entités pleinement et constamment présentes sur une heure trente de film. Conversation avec une femme, d’Hans Canosa, s’accorde parfaitement à une dynamique cinématographique cubiste, en imposant « l’écran deux en un ». Time Code de Mike Figgis fonctionne un peu de la même façon même si le concept de départ s’avère un peu plus compliqué (4 écrans simultanés, improvisation…).

9. Le côté reflet du contemporain : Alors là, théorie plus personnelle… Selon moi : l’espace-surface de l’image ne s’accorde plus au nouveau dynamisme du regard engendré par la multitude d’information que celui-ci reçoit dans une société où l’abondance d’images atteint des sommets. Le cinéma d’aujourd’hui se sert du système informatique et numérique pour produire une nouvelle image au plus proche du réel contemporain et de sa nouvelle technologie. Il rend le monde par le fragment. The Tracey Fragments, de Bruce McDonald, travaille, expérimente cette fragmentation du cadre, ce nouveau rapport à l’image. (Une scène ici…) Tout le long du film, l’écran ne cesse d’être recomposé avec différents rectangles qui cherchent à montrer le maximum de détails de l’ensemble du monde diégétique qu’il propose.
Pour coller le plus avec la réalité induite par une nouvelle technologie des communications, et au nouveau dynamisme du regard, l’écran accumule sur sa surface une multitude de fenêtres, qui une fois vues et recomposées par l’œil offre une vue d’ensemble, une dimension complète du monde dans lequel évolue les personnages mais également la transmission de leurs émotions…

Conclusion
Le septième art s’empare d’une conséquence d’une révolution des communications et des technologies, et transforme peu à peu ses propres règles et structures de création. Le voyage instantané de l’information et l’apparition de l’objet désiré en moins d’une seconde dans une succession et une multitude de fenêtres ouvertes sur le monde change la dynamique du regard. C’est l’univers cybernétique qui est réutilisé, reconstruit, manipulé, retravaillé par le cinéma… d’où cette utilisation de plus en plus fréquente du split-screen au cinéma depuis les années 2000…

Maintenant que vous savez tout, il est temps de regarder la playlist dédiée au split-screen.

P.S : Je n’ai pas parlé du film de Abel Gance, Napoléon, notamment parce que je ne connais pas vraiment l’œuvre. Pourtant, il semble que le projet du cinéaste ait été l’ancêtre des films conçus entièrement en split-screen, et soit également une œuvre cinématographique unique. En effet nous sommes en 1927, et l’auteur tente déjà de s’affranchir du cadre de l’écran cinéma  en imposant un impressionnant triptyque, le film est en effet conçu autour d’une technique qu’il appellera la polyvision : 3 projecteurs, 3 écrans, 3 images simultanées. (Pour en savoir plus). (Merci @ MoovyMemoryZ pour cette info).

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